TEST Tormented Souls 2 : un portage Switch 2 qui passe ?
Des couloirs sombres, des munitions qui manquent et des portes derrière lesquelles personne n'a envie de regarder. Bienvenue en enfer !
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Avec Tormented Souls 2 , Dual Effect et PQube remettent en scène Caroline Walker dans une nouvelle aventure horrifique qui fait directement suite au premier épisode. Cette fois, l'héroïne part pour Villa Hess, une petite ville isolée du sud du Chili, dans l'espoir de sauver sa sœur Anna , tourmentée par d'étranges visions de violence et de mort. Le problème, c'est que ses dessins les plus terrifiants semblent prendre vie, transformant cette quête de guérison en un véritable cauchemar. Entre exploration, énigmes, créatures cauchemardesques et gestion minutieuse des ressources, ce deuxième opus assume pleinement ses inspirations Resident Evil et Silent Hill , tout en apportant quelques ajustements modernes. Et bonne nouvelle, la version Switch 2 s'en sort particulièrement bien, sans sacrifier l'atmosphère qui fait tout le sel de cette aventure.
La peur fonctionne d'autant mieux lorsque l'image ne vient pas gâcher l'ambiance. Sur Switch 2, Tormented Souls 2 propose une réalisation convaincante, avec des environnements détaillés, des couloirs inquiétants et un travail sur l'éclairage particulièrement important. Les zones obscures conservent leur lisibilité sans perdre leur pouvoir anxiogène. Chaque recoin peut dissimuler un indice précieux, un objet indispensable ou une créature qui aurait franchement mieux fait de rester dans son trou.
La direction artistique fait mouche et rappelle les grandes heures du survival horror à l'ancienne. Les caméras fixes renforcent la tension, les décors encouragent l'observation et les angles de vue peuvent transformer un simple déplacement en séquence de stress. Ici, la pénombre n'est pas juste là pour faire joli, elle participe activement à l'angoisse. La console de Nintendo parvient à préserver cette identité visuelle, aussi bien en mode Portable qu'en mode docké, avec des performances globalement fluides.
Tout n'est cependant pas parfait. Certaines animations manquent encore de souplesse et quelques mouvements paraissent un peu rigides. Rien de catastrophique, mais ces petites imperfections rappellent que Caroline n'a pas forcément bénéficié d'un stage intensif en animation hollywoodienne. Heureusement, l'ambiance reste suffisamment réussie pour nous faire oublier ces quelques raideurs . Et avec un casque sur les oreilles, la Switch 2 se transforme en machine à frissons particulièrement efficace.