Un "second salaire" pour Infantino? La Fifa dément tout versement d'une énorme somme non déclarée à son dirigeant
La Fifa a réagi ce mardi à l’enquête parue dans The Times selon laquelle Gianni Infantino aurait touché un deuxième salaire de près de 2 millions d’euros non déclaré, via la société organisatrice de la Coupe du monde 2026. L’instance internationale dément ces informations en…
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Un nouveau scandale secoue Gianni Infantino et la Fifa. Selon une enquête du média britannique The Times , le président de l’instance internationale aurait reçu un deuxième salaire non déclaré entre 2024 et 2026. Durant cette période, le dirigeant suisse d’origine italienne aurait perçu deux rémunérations distinctes: l’une directement versée par la Fifa et déclarée dans son rapport annuel, l’autre versée par la société organisatrice de la Coupe du monde 2026 en Amérique et non déclarée, ce qui constitue une violation des statuts de la Fifa.
Le deuxième salaire caché aurait permis à Gianni Infantino d’empocher 1,76 million de dollars (environ 1,89 million d’euros). Des sources interrogées par The Times soupçonnent cette rémunération sous-marine d’avoir notamment servi à financer une luxueuse villa à Miami, que Gianni Infantino a occupée avec sa famille après le Mondial 2022 au Qatar.
La Fifa a officiellement réagi ce mardi à ces accusations, en démentant fermement les informations du Times . "La Fifa ne verse pas de second salaire à son président et respecte toutes les obligations de déclaration relatives à la rémunération", fait savoir un porte-parole de l’instance dirigeante du football mondial. "La rémunération annuelle du président de la Fifa, ainsi que ses autres avantages contractuels, sont fixés par la sous-commission des rémunérations, qui est indépendante".
"La Fifa rejette fermement toute allégation selon laquelle elle aurait omis de divulguer des informations financières et violé les statuts de la Fifa", poursuit-il. "Les comptes de la Fifa sont audités de manière indépendante, et toutes les déclarations sont conformes à la réglementation fiscale en Suisse, aux États-Unis et ailleurs."
Reste que cette nouvelle affaire accentue la pression autour de Gianni Infantino, déjà fortement critiqué depuis son projet avorté de faire entrer des investisseurs privés dans le capital de la Fifa via une société commerciale. À la tête de l'instance internationale depuis le départ de Sepp Blatter en février 2016, le dirigeant de 56 ans, juriste de formation, va tenter de briguer un quatrième mandat consécutif le 18 mars 2027. Mais ses nombreux opposants, notamment européens, tentent de s’organiser pour empêcher sa réélection en cherchant un candidat susceptible de prendre sa place.